Quand un ordinateur se prend pour Georges Perec

Georges Perec est ce romancier français qui s’était donné pour défi d’écrire un livre entier sans utiliser une seule fois la lettre e. C’est ainsi qu’est paru en 1979 la disparition. Un exploit artistique, une performance littéraire spectaculaire qu’il serait  utile de transposer au tic de langage parlé actuel dont ni moi, ni mon petit cousin de 4 ans, ne sommes exempts et qui consiste à mettre « en fait » dans une phrase sur deux ou trois.

Mais là où ça devient franchement flippant, c’est quand l’ordinateur se prend pour Perec, rien que ça, quelle modestie ! Et décide, soudain, dans un document que vous êtes en train d’écrire, de supprimer la lettre o. C’est exactement ce qui est arrivé à Chantal, l’amie qui rédige pour moi, et avec tant de patience, les descriptions de correspondances de métro-connexion. Ce qui donne par exemple :

«  Prendre le culir.

Mnter le duble escalier.

turner à drite.  »

On a parfois l’impression d’entendre du Johnny non ?

A la réflexion, pourtant rien de plus simple pour un calculateur pour qui un caractère n’est jamais qu’une suite invariable de uns et de zéros. Mais de là à en prendre seul l’initiative, ça frôle la connerie artificielle ou alors l’intelligence naturelle. Amis humains, gardez espoir car, comme dirait cette machine audacieuse :  » mieux vaut murir que de ne pas tiser cette liqueur !  »

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